La grâce et la paix vous sont données de la part de notre Seigneur. Amen
Chers sœurs et frères en Christ, La montagne constitue un symbole ambigu.
D’une part, elle nous fascine par sa grandeur. Elle nous saisit par sa beauté…
Lorsque nous sommes en montagne, nous pouvons éprouver un profond bien-être, une sérénité et un sentiment de liberté que peu d’autres lieux sont à même de susciter en nous, en ayant pris de la hauteur et en contemplant le paysage, à perte de vue, dans le calme et le silence.
D’une certaine manière, nous sommes renvoyés à l’éternité et à l’infini lorsqu’après avoir gravi un sommet, nous nous posons et regardons autour de nous ; alors le temps s’arrête, le stress du quotidien disparaît et nous respirons, pleinement, nous nous sentons être, nous nous sentons vivants.
Et si, en montagne, les lieux de restauration et d’hébergement sont appelés des refuges, la montagne, elle-même, nous offre un refuge existentiel, un lieu de recentrement, de prise de distance et de hauteur par rapport à nos préoccupation ; elle nous permet d’aller à l’essentiel…
Dès lors, il n’est guère étonnant que la montagne occupe une place de choix dans les textes sacrés, d’autant plus qu’elle semble toucher le ciel et que sa grandeur évoque la grandeur-même de Dieu.